Trop petit pour être solennel, il s'est fait expulser de l'église où ronflent ses aînés, l'orgue et l'harmonium. 

Une fois dehors, il a pris ses bretelles à ton cou. Depuis, il glapit sur les trottoirs l'aigre goualante à misère. Ailleurs, il pleure un tango souple et poisseux. Sous la brume et le crachin, il soupire une bien grise valse musette. Et ricane une polka, pour se désencombrer les soufflets... 

Toi, tu l'aères. Tu lui titilles les boutons, tu lui chatouille les registres. Et tu lui donne tes mots. Tu le fais revivre.